L’histoire de mon premier triathlon

J’y pensais depuis un certain temps.  La course est mon sport de prédilection depuis 3-4 ans.  Plus jeune, j’ai fait de la natation de compétition et de la compétition de vélo (vélo de route).  Je maitrise donc les 3 sports pour faire un triathlon.

En triathlon, il y a plusieurs distances.  La distance découverte est la distance d’entrée de base pour se familiariser aux triathlons. Je suis une fille de défi!  Je choisi donc de faire la distance suivante soit le sprint.

Avant même de faire mon inscription, je remets la nage à mon programme d’entrainement.  Je reviens à mes premiers amours, j’ai toujours aimé nager.

Des conseils sont demandés, mon entraineur choisi.  Mon choix s’arrête sur le triathlon de Blainville.  J’ose enfin faire mon inscription, point de non-retour atteint!

Des moments plus difficiles en début d’année font que j’ai moins de temps pour m’entrainer et je suis plus fatiguée.  La base est moins bonne qu’au début des dernières saisons.

Théoriquement, mon plan d’entrainement est sur 12 semaines mais un contre-temps fait que je le commence 10 semaines avant mon premier triathlon.

Ayant un horaire déjà chargé, j’ai de la difficulté à inclure tous mes entrainements.  Je compose souvent qu’avec 1-2 sorties de course, 1 entrainement de natation et 1 de vélo malgré que 2 entrainements de vélo ou  de natation sont prévus.

Déjà la température au printemps n’est pas très clémente avec un mélange de pluie, pluie et encore de la pluie.  Rien pour m’aider à sortir en vélo!

Un autre pépin, un tout petit pépin mais qui crée des douleurs atroces!  Je me rends à l’hopital après un entrainement de course en sentier, j’ai des douleurs à l’abdomen insuportables.  Le diagnostic est tombé, j’ai un calcul rénal.  Une mini pierre au rein qui doit passer d’elle même.  Presque 2 semaines sans entrainement ou très peu, je me fatigue rapidement.

Les douleurs ne semblent pas revenir.  Le décompte s’éffrite.  Je réalise que je n’ai aucune idée de comment faire les transitions.  J’ai une coach en or, un cours privé pour comprendre et tester les transitions.  

Dans les derniers jours, je me dis que le triathlon n’est pas pour moi, c’est trop demandant de concilier un entrainement sur 3 sports.  Je ne me sens pas prête mais l’abandon n’est pas une option.  Ma coach et des amies ayant déjà fait un triathlon me disent que je suis prête et capable.

Le jour J est arrivé!  Anxiété et fibrilité au rendez-vous!  Mes enfants sont présents pour m’encourager.  J’arrive tôt par précaution.  Première étape, récupération de ma trousse qui contient dossard, collants avec mon numéro pour casque et vélo ainsi que casque de bain.  Ensuite vient le marquage (inscription de mon numéro sur bras et mollet).

Je me rends dans la zone de transition, installé mon vélo, casque, souliers de vélo, souliers de course, short et dossard.  Nous sommes quelqurs filles qui se parlent et je me fais expliquer sur place le parcours exacte de la transition.  De plus, un bénévole s’assure que je comprends bien.  Rassurant!

Je croise mes amies qui me disent que je suis capable et me souhaitent bonne chance.  Le départ approche et l’anxiété monte d’un cran au point d’être remarquée par ceux qui me connaissent!

Caro qui est ma coach, fait aussi le triathlon sprint.  Son départ est avant le mien, j’ai donc la chance d’y assister et me familiariser un peu car nous sommes 3 par corridor pour la portion de la nage.

Quelques minutes avant mon départ, je suis en attente dans le vestiaire avec les autres filles de mon départ.  Entrée sur le bord de la piscine, mini séance d’information sur le départ et les réglements.  On se dirige vers nos corridors respectifs.

Et voilà, le départ est éminent!  Je suis dans l’eau, lunettes bien installées, l’anxiété à son comble!  Le départ est donné!  Moment de panique, je suis incapable de respirer en nageant!  Je laisse passer les 2 autres filles de mon corridor et fait un peu de surplace.  Je repars doucement en me parlant, c’est la même chose que lors des entrainements.  Même si je sais faire mes virages, j’opte pour ne pas les faire pour diminuer mon stress.  Au bout de 3-4 longueurs, je réalise que je suis plus rapide que les autres et je fonce pour dépasser et y aller à mon rythme.


La natation est finie, je sors de la piscine et j’ai la vague impression d’avoir fait un bon temps et d’être dans les premières.  Drôle de sensation en commençant à courir, léger étourdissement qui part rapidement lorsque j’entends mes enfants m’encourager.  Une petite tape dans 3 petites mains au passage.

Première transition.  J’enfile, mon casque de vélo, mon short (je suis en maillot n’ayant pas de tri-suit) et mes souliers.  Je n’ai pas de poche, j’avale rapidement une barre fruit2 pour ne pas manquer d’énergie.  Je cours à côté de mon vélo, du moins j’essaie avec mes souliers à clip.  J’entends mes enfants m’encourager!  La ligne d’embarquement passée, j’embarque sur mon vélo.


La portion de vélo est difficile pour moi, 4 boucles de 5 km à faire.  Le vent est fort, lorsqu’il est de face, j’ai l’impression de ne pas avancer.  Je suis loin d’être la plus rapide et je dois me parler, c’est mon 1er triathlon et je n’ai qu’à faire de mon mieux!  Mes enfants m’encouragent à chaque tour.  Bien contente de finir enfin la portion vélo.


Deuxième transition.  Débarquement du vélo et course jusqu’à la place ou j’ai pris mon vélo.  Petit moment de confusion, je ne retrouve pas mes choses!  Finalement après avoir passé tout droit, je les retrouve!  J’enfile mes souliers de course, ma ceinture avec mon dossard et attrape une 2e barre fruit2.

Les jambes sont lourdes, la course est difficile.  Il fait chaud!  Ma barre fruit2 me tombe sur le coeur. 5 boucles de 1km à faire!  Au point de ravitaillement, je bois un peu mais surtout je m’arrose.  Incapable de courir en continue, j’alterne marche et course.  Je cours devant mes enfants qui m’encouragent à chaque passage.  Malgré que je bois et m’arrose à chaque ravitaillement, j’ai soif et j’ai chaud. Une chance qu’une bénévole compte nos tours car je suis mélangée au 4e tour.  

Dernier tour, je me dirige vers la ligne d’arrivée, je veux finir à la course même si je n’ai plus de jambes.  Je croise la file d’arrivée avec le sourire et les bras en l’air en signe de victoire!


Dès que je termine, je m’assois.  Je suis vidée!  Dans ma tête, je met un crochet à côté du mot triathlon et je passe à autre chose.  Avant de quitter, je m’assure de prendre la médaille mon 1er triathlon.


De retour à la maison, je me couche sans manger.  Au réveil, mal de tête!  Je me force à manger.  Le vent et la chaleur m’ont affecté et j’ai tout donné.

Ce n’est que le lendemain que je réalise mon exploit.  La fierté fait tranquillement sa place!  Ma coach m’avait dit que je le ferais en bas de 2h00, malgré mon manque d’entraînement et les conditions difficiles (vent et chaleur), je l’ai fait en 1h53.

Finalement, il y en aura surement un deuxième.  Je pense remettre ça l’année prochaine!

Je tiens à temercier Caro pour son programme d’entrainement et son support. Merci à Nathalie et Marcel pour vos encouragements et d’avoir jeter un oeil sur mes enfants.  Merci à Julie, Dominique, Isabelle, Janick et tous ceux qui m’ont encourager.

Je suis triathète!

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